Bien avant que l'album ne sorte fin août, les fans du groupe ont pu être plus ou moins surpris par le message du bassiste Gustaf Hielm à la mi-juillet annonçant son départ car le groupe était devenu pour lui trop chronophage. Ce message faisait suite à la sortie du premier single Accelerator où il était absent. Le groupe n’a pour l’instant pas émis la volonté de trouver son remplaçant même s’il semble bien avoir participé à la création de l’album. (Édit: après lecture d'une interview, il s'avère que c'est Daniel Gildenlöw qui s'est occupé des parties de basse)
Panther est donc le successeur du très acclamé et inattendu In The Passing Light Of Day et a été produit par le frontman du groupe Daniel Gildenlöw et Daniel Bergstrand, connu pour son travail avec In Flames, Meshuggah et Devin Townsend. L’album est le fruit d’une réflexion de deux ans et Daniel a « senti le besoin, durant son écriture, de pousser les frontières musicales ou sonores » du groupe tout en ne perdant pas de vue son identité. Les paroles sont quant à elles faites pour coller au mieux à la situation actuelle selon lui. En effet, on pourra retrouver des thèmes comme le mal-être, la déshumanisation, la solitude dans un monde que l’on ne comprend pas ou même la folie humaine ; on dirait que Pain of Salvation signe là encore un album transpirant la joie de vivre.
Là où In The Passing Light Of Day pouvait passer comme plus direct, Panther semble vraiment sorti d’ailleurs ce qui le rend d’autant plus singulier dans la carrière du groupe de plus de vingt ans. Mais je ne cesse de me questionner sur l’avenir de ce groupe qui semble toujours expérimenter albums après albums.
Ceci-dit, Panther n’est pas un album pour moi, certes il regorge de qualités et d’idées de composition riches et originales pour ce qu’est le groupe mais il n’arrive pas à me charmer autant que son prédécesseur. Après loin de moi l’idée de dire que cet album est mauvais mais il semblerait juste que je sois tombé sur un album qui me plaise moins cette fois-ci. Il faut dire que ses expérimentations ne sont pas forcément dans mes habitudes musicales… Après comme le dit Daniel Gildenlöw, « cet album est pour vous ou bien quelqu’un que vous connaissez » et je ne pense pas être cette fois-ci la bonne personne. Le problème était peut-être mes attentes trop hautes sur cet opus, là où pour le précédent je n’attendais rien de particulier. En tout cas, Pain of Salvation nous signe un album bien plus complexe qu’auparavant, la découverte des singles peut bien vous aider à appréhender la nouvelle forme que prend cet album si jamais vous voulez vous lancer et être la personne visée par ce disque. Peut-être que je reviendrai à l’avenir sur cet album mais j’ai bien peur qu’il ne devienne comme Distance Over Time de Dream Theater, une simple curiosité du moment que je me force à écouter par amour du groupe ; affaire à suivre.