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An Autumn For Crippled Children
The Light of September

Entre le Depressive Suicidal Black Metal et le Synthwave, An Autumn For Crippled Children fait hurler les cieux des vents mélancoliques. 

Baptiste
Baptiste
Vice-président
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An Autumn For Crippled Children - The Light of September
Dans une scène Black Metal blasphématoire et sinistre, la lumière peine à se frayer un chemin jusqu’aux âmes auditrices. Pourtant, le trio néerlandais d’An Autumn For Crippled Children nous décrit des cieux contrastés avec son album The Light Of September


Ce nouvel opus s’ouvre avec l’éponyme The Light Of September et ses guitares légères et sautillantes malgré la saturation générale qui s’offre en bruit diffus perpétuel. Le morceau est alors fredonnant et léger. L’ensemble est certes mélancolique mais n’en n’est pas moins beau. En tendant l’oreille, on peut déjà remarquer la présence de claviers qui enrichissent l’atmosphère d’une teinte Synthwave. Les guitares sont saturées et médiums et la voix se fait écorchée dans une tessiture Depressive Suicidal Black Metal. Ces deux éléments seront les principaux ancrages Black Metal de l’album mais seront souvent mis un peu en retrait, sous-mixés pour laisser plus de place aux ambiances planantes. 

Le morceau suivant, New Hope, est plus lumineux que son prédécesseur et se découvre avec des guitares Shoegaze. Le climat semble s’être calmé et les ciels nuageux ont laissé place aux nuages filaires de l’hiver comme le suggèrent les nappes de synthétiseur.  
Les claviers seront encore plus mis en avant avec Hiding In The Dark où ils constitueront la principale ligne mélodique. Car si on y retrouve l’ambiance chaotique du Black Metal avec les guitares et la saturation, ce clair-obscur n’est là que pour mettre en avant les claviers qui se démarquent par leurs sonorités plus aiguës et leurs notes qui semblent se mélanger en de longs légatos. 

S’en suit Lovelorn, un morceau très calme et planant où les guitares chaudes s’unissent aux longueurs des synthétiseurs. Le ciel est clair comme en témoignent les percussions qui résonnent timidement de leurs sons étouffés. L’introduction est un moment de flottement et de plénitude et le surgissement des guitares n’assombrit pas l’atmosphère mais brouille les contours du monde, en voile les limites.  

Sur ses pas, Fragility démarre par une ouverture au piano et aux guitares avant de sombrer dans les blastbeats, le tremolo picking et les hurlements. Au même titre que son successeur The Silence Inside, le morceau trouve un bel équilibre entre la luminosité du piano et l’obscurité de la voix. Les claviers développent toujours des nimbes oniriques qui se détachent de la toile maussade que les guitares donnent en fond.  

C’est entre ceux deux mondes qu’évolue le chant, déchiré entre ces deux pôles. Cette dimension sera particulièrement claire dans A New Day Has Come où la voix sera plus mise en avant et où la dimension Depressive Suicidal Black Metal sera la plus prégnante.  
Au contraire, Still Dreaming mettra les guitares en avant en faisant d’elles le principal instrument mélodique. Les claviers ne viendront qu’en contrepoint pour éclairer la toile en rajoutant de la clarté à la nostalgie de la chanson. 

Enfin, notre tableau s’achève avec The Golden Years qui est le morceau qui s’approche le plus du magistral Try Not To Destroy Everyting You Love. Cet ultime morceau est à peine moins saturé que le reste de l’album et est plus lumineux grâce à des guitares plus mélodiques et des claviers plus prononcés. Cependant, ce morceau semble cristalliser tout ce qu’est An Autumn For Crippled Children en mettant en avant les multiples facettes du groupe tout en les unissant dans son style unique. 


The Light Of September est donc un album réussi où An Autumn For Crippled Children ne renie pas son Black Metal mais l’enrichit de contrastes et de clairs-obscurs qui viennent s’entre-souligner par un habile mélange de Black Metal, de Synthwave et de Shoegaze. Le trio néerlandais nous offre donc une musique mélancolique auréolée de sons planants qui saura ravir les âmes en quête d’élévation.
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Être ou ne pas être trve ? Baptiste vous en parlera, des jours et des jours. Jusqu'à ce que vous en mourriez d'ennui. C'est une mort lente... Lente et douloureuse... Mais c'est ce qu'aime Baptiste ! L'effet est fortement réduit face à une population de blackeux.

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