Je ne me souviens plus exactement comment je les ai découverts mais Lykaia, leur précédent opus, m'avait bien tapé dans l'oeil l'année dernière. La sortie de Lotus m’a donc beaucoup intéressée et c'est avec beaucoup de joie que je vous en propose la chronique .
Bizarrement cet album fut pour moi, lors d'une première écoute distraite, un album un peu brouillon et pas si original que cela. D'une part avec un riff de Rival, le premier single, qui ressemblait beaucoup à un de Lykaia et d'autre part par le son très pachydermique du disque. Mais je fus de suite rassuré quand je m'y suis plongé corps et âme ! Cet opus prend alors une toute autre saveur.
D'ailleurs River est pour moi la petite pépite de cet album. On y découvre une ballade épique à l’ambiance très lumineuse avec guitare acoustique, orgue, piano, thérémine et un chant prenant aux tripes. Et on peut dire que le chanteur nous y délivre une de ses plus belles prestations avec une voix chargée en émotion...
D'ailleurs, son chant me trouble à chaque fois. Le chanteur, Joel Ekelöf est en effet capable de nous délivrer de réelles prouesses et des refrains juste mirifiques avec sa voix ensorcelante frôlant celle de Maynard James Keenan dans Tool et celle de Mikael Åkerfeldt d'Opeth.
Mais le mix le mettra toujours au même niveau que les autres instruments, comme si le groupe voulait nous rappeler que le chanteur est un simple musicien... Mais heureusement, parfois le chant est mis en avant afin de nous transmettre des vibrations nouvelles.
Soen nous balade donc à travers son univers où s'entremêlent lumières et ombres. Lotus est un disque parfait et entêtant, ce genre d'opus qui vous rappelle inlassablement votre amour pour la musique. Tout y est efficace : les décharges de brutalité entrecoupées des plus paisibles Martyrs, River ou Lunacy qui nous permettent de reprendre votre souffle après ces instants intenses. Bref Soen nous délivre une bonne claque dès le début de l'année !